Constat de la situation avant le COVID-19

Sans avoir de statistiques précises sur le sujet, nous savons que la formation en présentiel représentait au moins 90 % du marché de la formation professionnelle avant la crise du COVID-19.

Les 10 % restant sont réalisés en distanciel et très majoritairement par les grands groupes.
En effet, ce sont souvent les très grandes entreprises qui ont pris l’initiative de créer dans les dernières années des modules de formation interactifs pour former leurs salariés. Souvent pour des raisons financières et de commodités pour éviter de payer des locations de salle, des déplacements, … pour au final apporter le même discours à des centaines de collaborateurs.

En revanche, dans les organismes de formation indépendants et à fortiori chez les formateurs free-lance, la formation à distance a souvent été « une idée à mettre en place » qui a été repoussée aux calendes grecques au fil des mois … .

A cela nous identifions plusieurs raisons :

  1. nous n’avons pas le temps pour créer les ressources pédagogiques car ça va prendre du temps
  2. nous n’avons pas les compétences techniques pour gérer notre propre plateforme de formation à distance.
  3. nous ne voulons pas que nos formations se retrouvent à côté de celles de nos concurrents sur des plateformes mutualisées
  4. nous ne savons pas comment répondre au cahier des charges des OPCO sur l’assiduité des participants et/ou sur l’acquisition des compétences à travers les parcours pédagogiques.
  5. nous sommes habitués à animer nos formation en présentiel et cela fonctionne très bien.

Les difficultés révélées par la crise sanitaire

Mais voilà.

Rien n’est jamais acquis et les bouleversements peuvent arriver.

C’est ce que nous avons vu en mars 2020 avec le confinement lié au COVID 19 où toutes les formations en présentiel se sont arrêtées du jour au lendemain !

Comme pour d’autres secteurs d’activité (le commerce, la restauration, les spectacles, …) les organismes de formation indépendants se sont retrouvés sans pouvoir exercer leur métier et proposer leurs services.

Tout du moins, ceux qui n’avaient pas de solutions alternatives pour continuer à former les salariés d’entreprises à distance et pouvoir continuer à facturer leurs clients.

La pérennité financière de beaucoup d’organismes de formation indépendants est en jeu et il va falloir également composer avec les peurs des participants qui réduisent leurs déplacements et celles des entreprises qui limitent les regroupements physiques.

Même si ce Coronavirus aura obligé un confinement de « seulement 2 mois » de la population, il aura eu des conséquences désastreuses pour des pans entiers de l’économie.

La formation professionnelle n’y échappe pas. Malheureusement.

Les fausses bonnes solutions pour la sortie de crise

1) Vouloir reprendre l’activité comme avant ?

Nous entendons beaucoup de professionnels du secteur imaginer reprendre leur activité de formation en salle comme avant la crise sanitaire. Nous pensons que cela sera très difficile pendant plusieurs mois, notamment en raison des règles de distanciation physique et parce que les entreprises vont réduire leurs dépenses de formation dans les mois futurs. Elles auront besoin de se recentrer sur elles-mêmes pour passer la crise et affronter le tsunami économique qui va arriver dès juin 2020.

2) Tout miser sur les visioconférences (Zoom, Webex, …) ?

Les moyens technologiques ont depuis 10 ans fait un bond considérable et notamment la puissance d’internet qui permet aujourd’hui d’utiliser la visio comme on utilisait le téléphone dans le passé.

Les systèmes de visioconférence comme Zoom ou Webex ont fait découvrir à des millions de personnes que l’on pouvait faire des réunions à distance et même des apéros pendant le confinement.

Mais est-ce suffisant pour répondre aux attentes des OPCO et des entreprises ? Nous pensons que non.

Dans une formation, il est nécessaire de créer de l’interactivité et de faire participer les stagiaires.

Une formation réussie c’est lorsque les participants se sont appropriés le sujet et sont devenus acteur de leur montée en compétence.

Au delà des explications données par le formateur-trice, cela implique de poser des questions aux participants, de faire des exercices pratiques, de faire réfléchir les stagiaires en sous-groupes, etc.

Et de pouvoir permettre à chacun de mesurer son évolution. Il est donc impératif de jumeler le système de visioconférence avec un véritable outil d’enseignement à distance : une plateforme LMS (Learning Management System).

La visioconférence doit devenir une classe virtuelle dans laquelle le formateur peut demander aux participants de réaliser des activités en ligne et de pouvoir apprécier les résultats obtenus par chacun d’eux en les faisant agir simultanément dans la plateforme de formation.

Dans le passé, la formation en ligne était perçue comme un enseignement asynchrone (le participant agissait seul sans être en contact avec l’animateur).

Aujourd’hui, il est possible de recréer des méthodes de travail proches du présentiel pour celles et ceux qui le souhaitent.

3) Repousser à plus tard ?

Nous n’allons pas nous étendre sur cette troisième option qui n’en est pas une en réalité, bien évidemment. Ce qui nous amène à aborder le chapitre suivant.

La nécessité de passer à l’action dès aujourd’hui

Si vous avez lu cet article jusqu’ici, c’est que vous avez compris qu’il va falloir modifier certaines habitudes et choisir de nouvelles alternatives.

Certes le présentiel ne va pas disparaître totalement. Mais les concurrents qui auront pris les bonnes mesures pour disposer d’outils de formation à distance (attendus par les entreprises et par les salariés), auront de grandes chances de remporter les marchés de la formation des semaines et des mois futurs.

L’évolution des mœurs et des technologies risque d’accentuer les différences entre les organismes de formation et il nous semble impératif de prendre cette décision stratégique dès aujourd’hui pour rester compétitif et trouver de nouveaux leviers de développement.

Alors que faire concrètement pour passer à l’action ?

Dans la grande majorité des cas, vous disposez de ressources pédagogiques déjà exploitables, comme des présentations type PowerPoint, des supports bureautiques, des tests papier, des exercices pratiques…

Vous pouvez transformer (digitaliser) ces ressources pédagogiques rapidement pour les mettre en ligne.

Il est facile de créer des vidéos en vous filmant (souvent un smartphone suffit) pour donner les explications ou pour montrer un savoir-faire et/ou un savoir-être pour les formations où le non-verbal est important.

Vous pouvez créer des vidéos de capture d’écran (screencast) à partir d’un diaporama PowerPoint (ou tout autre logiciel) que vous affichez sur votre ordinateur pendant que vous enregistrez vos commentaires audio.

Il existe des logiciels facile à utiliser pour faire ces screencasts sans connaissance technique. Téléchargez notre ebook pour savoir comment créer des formations en ligne.

Ensuite vous devez disposer d’une plateforme e-learning dans laquelle vous allez créer chacune de vos formations.

Vous y mettrez vos contenus pédagogiques explicatifs (vidéos, PDF, …) ou fichiers SCORM si vous avez créez vos formations avec un outil auteur spécifique.

Vous ajoutez des QCM pour créer des exercices pratiques et des tests évaluatifs, notamment si vous souhaitez délivrer un certificat d’aptitude aux stagiaires à l’issue de leur formation.

Certaines plateformes LMS open-sources disposent de milliers, voire de millions d’utilisateurs et sont personnalisables tant sur le plan des activités proposées que sur les droits alloués aux utilisateurs (formateurs internes et externes, participants, assistants pédagogiques, tiers invités comme les DRH ou les évaluateurs, …).

Pour disposer d’outils pédagogiques variés, nous avons fait le choix chez les formateurs libres d’utiliser ces plateformes open-source qui ont le mérite d’être évolutives et personnalisables grâce aux contributions réalisées par la communauté d’utilisateurs.

Chaque organisme de formation que nous accompagnons dispose de sa propre plateforme dédiée qui est paramétrée en fonction de leurs besoins.

Lorsque vous choisissez une plateforme LMS, il faut faire attention à ce que les statistiques permettent de cumuler les temps de connexion de chaque participant, ainsi que les résultats obtenus aux tests évaluatifs.

Car suivant les OPCO (Opérateurs de Compétences), il faudra justifier de ces statistiques pour que les prises en charges soient acceptées.

Autre point important, si vous n’avez pas votre propre plateforme LMS dédiée, vous serez dépendant d’un service en ligne (en mode SaaS) dont vous n’aurez pas la maîtrise.

Bien souvent, vous serez obligé de reconstruire toutes vos formations si vous décidiez de quitter ce prestataire. En effet, il n’y a souvent pas de compatibilité entre leur plateforme et les autres LMS (open-source ou pas).

Chez les Formateurs Libres, nous proposons des plateformes open-sources que nous installons, paramétrons et hébergeons sur nos serveurs européens à haute disponibilité pour le compte de nos clients. N’hésitez pas à visiter notre site et à nous interroger pour que nous puissions répondre à vos questions.

Notre force réside dans la maîtrise technique des plateformes que nous mettons à votre disposition mais également sur la pédagogie que vous pouvez utiliser en fonction du secteur dans lequel vous évoluez et des populations que vous formez.

Cette crise sanitaire nous aura obligé à avancer vers des lendemains moins prévisibles et à changer nos habitudes… mais elle nous ouvre également de nouvelles opportunités.

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